Le lac Tonle Sap, le plus grand lac d 'eau douce d 'Asie du sud est

Trajet en bateau de Batambang à Siem Reap sur le Tonle Sap. Nature magnifique, village flottant... Vraiment magique. 






Un phénomène hydrologique étonnant


Le régime d 'écoulement de la rivière Tonlé Sap est unique au monde : selon la saison, elle coule du lac vers le Mékong (nord-ouest vers sud-est en saison sèche de novembre à mai) ou du Mékong, alors en crue, vers le lac (sud-est vers nord-ouest saison de fonte des neiges himalayennes et des pluies de mousson de mai à novembre), le lac servant ainsi de déversoir au trop-plein des eaux en période de hautes eaux et de réservoir en période de basses eaux. Ce lac est donc une protection naturelle, agissant comme une valve de sûreté, quoique parfois insuffisante, contre les inondations du Mékong. On appelle « retournements des eaux » les périodes où le cours de la rivière Tonlé Sap s'inverse, un fois par an dans chaque sens (mai et novembre).












La superficie du lac pendant la saison sèche (février à mai), est d'environ 2 700 km2 pour une profondeur d'environ 1 mètre, elle se voit quasiment multipliée par six quand arrive la saison des pluies de mousson concomitante à son début avec la fonte des neiges. On estime que la surface du lac peut alors atteindre 16 000 km2 et sa profondeur 9 mètres, noyant rizières et forêts. En volume, cela représente une multiplication par un facteur 70.


Lors de sa crue, le lac envahit les forêts et les champs avoisinants. L'écosysteme du Tonlé Sap est donc reconnu comme un écosystème de foret inondée. L'inondation saisonnière crée un milieu idéal pour la reproduction des poissons, si bien que quelque 200 espèces y sont répertoriées.















Un écosystème des plus riches


Une véritable providence pour les trois millions de Cambodgiens vivant dans la région. Le Tonlé Sap est en effet une des zones de pêche d'eau douce les plus productives du monde, fournissant plus de 75 % du volume annuel de pêche en eau douce du pays et 60 % de l'apport en protéines de la population cambodgienne






À la fin de la saison des pluies, la rivière retrouve son cours normal et le poisson est emporté en aval. Le lac et ses poissons permettant aussi le refuge d'une quinzaine d'espèces de grands oiseaux en voie d'extinction.
Les eaux descendantes laissent de riches dépôts nutritifs de sédiment dans la région, ce qui en fait une terre propice à l'agriculture pour le reste de l'année.


















Motorbike trip dans la cambrousse cambodgienne autour de Batambang

Ayant posé mon sac dans la sympathique ville de Batambang, je loue un scooter et pars quelques jours sillonner la campagne avec un ami de voyage, Jet.

Entre visite de temples annonçant les fameux temples d Angkor, des routes toutes défoncées sans aucune indication, des villages reculés peuplés seulement par des vieux militaires qui sont sans aucun doute des anciens khmers rouges, des repas où l 'on n' a aucune idée de ce que l 'on mange, des baignades en rivières, une crevaison au milieu de nulle part, des centaines de "hello" de la part d 'enfants, des tentatives de discussions impossibles dans des villages, des paysages à couper le souffle, un tour en bambou train, des tonnes de poussiéres avalées, des poules, des vaches, des cochons...

Bref 3 jours où on s est régalé...































Les temples d Angkor

La ville de Siem Reap est devenue un immense parc hôtelier dû à sa proximité des fameux temples d'Angkor. Mais, de toute facon, on ne vient pas ici pour la ville, mais bel et bien pour le parc archéologique.

La plupart des touristes effectue la visite sur 3 jours en louant un tuktuk pour se déplacer entre les différents temples. J 'opte pour le vélo, l' entrée du parc n 'est qu 'à  20mn de Siem Reap, et je peux ainsi prendre le temps lors de mes visites. Et, au final, je m 'accroche régulièrement  aux tuktuks avec mon vélo, faisant beaucoup rire les touristes ( cela permet également de surprenantes rencontres!)



"L 'ancien centre de l 'empire khmer brilla en Indochine du IX au XIII siècles. Les Khmers, implantés au Cambodge,  ont su tirer profit des particularités naturelles de la plaine d Angkor.

 Ils ont mis en place un extraordinaire réseau hydraulique associant des bassins, des canaux et des rizières qui ont permis non seulement de nourrir 1 millions d individus, mais aussi d 'accumuler assez de richesses pour financer l 'édification d 'innombrables monuments.

Les rois Khmers ont édifié d' imposants temples pyramidaux évoquant le mont Meru, la montagne cosmique de l 'hindouisme. Chaque temple se reflétait, en outre, dans un bassin assumant les fonctions pratiques de réserve d 'eau et symbolique de représentation de l 'ocean primordial.

 L'ensemble formait une sorte d 'échiquier liquideconstellé de temples, de palais de bois, de huttes de bambou, de marchés, fourmillant de charrettes, de pirogues, d animaux et d 'hommes.

Cette vie foisonnante est figurée avec fraicheur sur les bas reliefs du Bayon, qui est sans doute le monument le plus impressionant que le genie artistique khmer ait élevé à la royauté absolue.

 D Angkor, cette grande capitale constituée de nombreux noyaux urbains créés au fil des siecles, il ne reste que les temples, menacés par la forêt. La végétation a repris possession d 'espaces autrefois occupés par les hommes, en s' insinuant irrésistiblement entre les pierres , en un enchevêtrement de branches et de lianes.

C 'est justement cette présence végétale qui ajoute à la beauté des temples d Angkor une dimension magique évoquant d 'autres temps."
( Inspiré de l excellent guide d Ankor de National Geographique)